île Annobón

 île  d'Annobón                 Afrique de l'Ouest   océan Atlantique  Guinée Equatoriale


  L'île d'Annobón (appelée pendant quelques années par le président Macias "Pagalú") est une île de Guinée équatoriale, dont elle forme l'une des sept provinces du pays. De petite taille (environ 18Km2), elle est assez peuplée malgré son relief montagneux (environ 1700 habitants), mais du fait du chômage, la majorité des Annobonais vivent aujourd'hui à Malabo, au Rio Muni ou à l'étranger. La population dans l'île est aujourd'hui constituée en majorité de femmes, d'enfants et d'Anciens. Annobon est très isolée du reste des territoires équato-guinéens. L'île de Sao Tomé est la terre la plus proche.

Située à 363 kilomètres du continent, à l'ouest du Cap Lopez (Gabon), Annobon est une île allongée et ovale de 6 km de long et de 3 km de large, pour une surface d'environ 18 km². D'origine volcanique très ancienne, elle a été formée il y a 4,8 millions d'années. Son volcan est le dernier de la chaîne qui commence sur le continent avec le Mont Cameroun, et qui se prolonge avec les îles de Bioko, Principe et Sao Tomé. La dernière activité volcanique à Annobon s’est manifestée il y a moins de 100 000 ans, pendant le tertiaire. Elle a trois sommets qui culminent à plus de 400 m : le Pic Quioveo (598 m), le Pic Lago (525 m) et le Pic Do Fogo (435 m).

Annobon n’a pas de port naturel. Elle est desservie par un aéroport et un port qui ont été bâtis récemment par le gouvernement équao-guinéen.

Annobon est traversée par des ruisseaux appelés Aguas Claras, qui, comme le nom l’indique, ont des eaux claires et potables. Un ancien cratère situé au nord de l’île s’est transformé en lac, le Lago a pot d'une superficie de 2,4 km².

À cause des faibles précipitations, le nord de l’île présente un paysage semi–aride et un sol recouvert des graminées pendant la saison des pluies. Le sud de l’île, où soufflent des vents humides, renferme la forêt équatoriale les plantations caféières et cocotiers qui recouvrent 75 % de la surface. Les zones montagneuses près des sommets Quioveo et Sainte Mina, sont couvertes d’une forêt épaisse.

La population est de 5 008 habitants et la ville principale et chef-lieu de l'île est San Antonio de Palé.

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Comment se rendre à l'île  d'Annobón ?          

Les ressortissants français doivent être munis d’un visa avant d’entrer en Guinée Equatoriale. Il n’y a pas de possibilité d’obtention de visa à l’arrivée.
Les détenteurs d’une carte de séjour "Residencia" ou d’un permis temporaire de séjour "Permanencia" ne sont pas dispensés de visa : il doivent disposer au minimum d’un visa aller/retour "Ida y Regreso"ou d’un visa à entrées multiples "Alternativo".
Les empreintes digitales et une photo sont enregistrées au passage à la Police aux frontières.

L’obtention d’une carte de résidence, et son renouvellement annuel, peuvent impliquer la présentation d’un test du VIH (ce n’est plus systématique). Des cartes de séjour temporaire de 3 mois dénommées « Pernanencia » sont également délivrées. Les dossiers sont instruits à la Délégation générale de la Sécurité nationale et les délais de délivrance sont très variables.

Les devises doivent être déclarées à l’entrée et à la sortie du territoire. Les virements internationaux sont soumis au contrôle des changes.
 
Les déplacements à l’intérieur de la Guinée équatoriale doivent se faire impérativement munis de papiers d’identité.
Au-delà du formulaire de demande de visa, les documents suivants sont exigés par l’Ambassade de Guinée Equatoriale à Paris :

1 Passeport valable au moins 6 mois + copie de la page du passeport où se trouve la photo
2 Photos d'identité
1 Attestation de voyage ou copie du billet du billet d'avion
1 Formulaire de demande de visa
1 Certificat d'hébergement légalisé par le département de la sécurité nationale (DSN) 
1 Réservation hôtelière légalisé par le département de la sécurité nationale (DSN) 
1 Attestation de l'employeur
1 Copie du carnet international de vaccination ( fièvre jaune )


Langues officielles : espagnol et français (très minoritaire).

Monnaie : Franc CFA.
L’utilisation de cartes de crédit est désormais possible à Malabo, notamment pour les retraits au siège de la SGBGE (Société Générale), à l’aéroport et dans quelques hôtels de standing (Sofitel, Hilton, etc.) disposant à présent de terminaux de paiement.
Climat équatorial avec un degré d’humidité élevé. Saison sèche de novembre à février sur l’ensemble du territoire, avec une deuxième saison sèche en juillet et août sur la partie continentale du pays.

Les infrastructures routières

 s’améliorent dans l’ensemble du pays, où de nombreuses routes et autoroutes sont en voie d’achèvement. L’approvisionnement en carburant est satisfaisant dans les villes. Il n’existe pas de transports en commun.

Un permis équatoguinéen ou une autorisation temporaire retirée auprès des autorités locales (Trafico) sont nécessaires pour pouvoir conduire. Les formalités pour immatriculer un véhicule sont lentes et relativement onéreuses (carte grise, contrôle technique, immatriculation…).

Les accidents de la route sont fréquents. Il convient de faire preuve de la plus grande vigilance, de modérer sa vitesse, d’attacher sa ceinture de sécurité et d’éviter de circuler la nuit en dehors des agglomérations. Un véhicule 4X4 n’est pas nécessaire, mais peut être utile en saison des pluies, de juin à novembre. L’utilisation d’un deux-roues est déconseillée, en raison des dangers de la circulation et de l’importance des précipitations.

Téléphone

Pour téléphoner de France en Guinée équatoriale : composez le 00 + 240 + indicatif de la ville (Malabo : 9 ; Bata : 8) + le numéro du correspondant.
De Guinée équatoriale vers la France : composez le 00 + 33 + le numéro du correspondant (sans le 0 initial).

Monnaie

La monnaie est le franc CFA (XOF) divisé en 100 centimes.
1 ? = 655,957 XOF. Deux banques seulement, l'une à Malabo, l'autre à Bata, proposent des services de change. Le franc français s'échange assez facilement, alors que les autres devises peuvent poser des problèmes. Les cartes de crédit ne sont pas acceptées, les chèques de voyages ne sont pas recommandés. Il n'y a pas de limitation à l'importation et l'exportation de devises, mais une obligation de déclaration. L'exportation de francs CFA est limitée à 50 000. Horaires des banques : 8 h/12 h du lundi au samedi.

Transport aérien

Une liaison quotidienne Paris-Malabo est assurée par Air France (via une escale technique à Douala). Malabo est également desservie par les compagnies Lufthansa (via Abuja), Ibéria (sur Madrid), Ethiopian (sur Addis Abeba) et Royal Air Maroc (sur Rabat).
Les compagnies aériennes équato-guinéennes figurent encore sur la « liste noire » européenne et sont, de ce fait, interdites d’exploitation générale sur le territoire de l’Union européenne.

Avant de partir
Ambassade de Guinée équatoriale (assure les fonctions consulaires)
29, boulevard Courcelles 
75008 Paris.
Tél : 01 56 88 54 54. 
Fax : 01 56 88 54 58.

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Sites Touristiques

 

Parmi les îles qui composent le pays figure Annobon dont San Antonio de Palea est la capitale.

Mon conseil :
Plus méconnue de Bioko, l’île mérite quelques jours de votre voyage pour découvrir les particularités des traditions locales.
Mon avisOutre sa grande partie continentale, ses îles comme par exemple Bioko où se trouve la capitale Malobo, Corisco, l’archipel des Elobeyes, vous ne devez en aucun cas manquer un passage par San Antonio de Palea, la capitale d’Annobon. Voilà une étape superbe au cours d’un voyage en Guinée Equatoriale.

En débarquant ici à San Antonio de Palea, je dois bien avouer que je n’avais aucune idée de la riche culture et des traditions incroyables de cette île minuscule. La ville est ainsi la principale de ce petit rocher de seulement 17 km2 perdu dans l’océan Atlantique. Les touristes se font encore rares ici. C’est tant mieux pour ceux qui souhaitent découvrir le quotidien typique et authentique des insulaires.

Si sa côte n’est pas réellement propice à la baignade, je vous conseille en revanche de rejoindre le port. Autrefois les pêcheurs embarquaient sur de frêles pirogues, seulement armés de harpons et partaient ainsi à la pêche à la baleine. Heureusement de nos jours les cétacés sont protégés et de telles pratiques même traditionnelles ne sont plus permises. Reste que le départ ou le retour des pêcheurs est encore aujourd’hui un spectacle à ne pas manquer.


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Drapeau 

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